Interview du président de la société gabonaise de santé au travail : Dr ROY

Num Questions Réponses
1 Pouvez-vous nous rappeler les objectifs que vise votre structure ? –          Il s’agit d’une association qui regroupe tous les médecins spécialistes en santé au travail, mais également tous les médecins en voies de finalisation de leur spécialité en santé au travail.

–          L’objectif principal de cette association c’est de regrouper tous ces médecins  au sein d’une structure afin de discuter de toutes les problématiques liées à notre spécialité très spécifique dans notre pays,

–          Ensuite favoriser les échanges et les bonnes pratiques entre les différents membres, parce que comme vous le savez nous avions tendance, chacun de son coté à exercer l’activité professionnelle de la manière que l’on voudrait. Ce que l’on veut, c’est faciliter les bonnes pratiques.

–          Ensuite enrichir le savoir faire non seulement pour les membres que nous sommes, mais également pour les travailleurs, les employeurs, en matière de sécurité et santé au travail. Parce que dans la réalité nous avons constaté que les employeurs comme  les travailleurs connaissent très peu le domaine spécifique de la santé et de la sécurité au travail

–          Egalement aider les gouvernants, car il faut rappeler que la sécurité et la santé au travail, c’est un domaine qui est normatif, c’est-à-dire ce sont des textes de lois qui fixent un certain nombre d’obligations.

–          L’association que je dirige à également pour objectif d’aider les décideurs à mettre en place des normes en matière de sécurité et santé au travail, des normes qui répondent aux réalités actuelles du développement  de la sécurité et de la santé au travail.

 

2 Quel est le nombre de médecins du travail qui ont adhéré à votre structure ?

 

–          A ce jour, plus précisément en 2016, nous avons aujourd’hui une quarantaine de médecins spécialistes en santé au travail, mais également nous acceptons l’adhésion des médecins qui sont actuellement en spécialité. Donc, nous suscitons nos jeunes confrères de première année, deuxième année, en troisième année ou en quatrième année de spécialité a rentrer dans notre association pour s’imprégner des réalités pratiques de notre spécialité.

–          Aujourd’hui nous sommes une quarantaine de médecins, il ya 4 ans nous n’étions à peu prés à 5 ou 6 médecins, c’est allé tres très très… très vite

3  Quelle place est réservée par la SGST aux médecins non diplômés en ST et qui exercent en entreprise ?

 

–          C’est une problématique que nous avions effectivement évoquée dans les débuts, lors de la création de notre association.

–          Avant la création de notre association et jusqu’à présent on va dire 60% des médecins qui exerçant en entreprise ne sont pas des spécialistes en santé au travail. C’est logique, car il n’y avait pas de médecins spécialistes dans le domaine.

–          Quand nous avons crée notre association, la problématique a été posée : est ce que nous pouvons intégrer dans notre groupe les médecins non spécialistes en santé au travail ? la majorité des membres qui ont crée l’association se sont prononcé par le négatif, tout simplement parce qu’il fallait d’abord que nous puissions protéger notre métier.

–          Nous envisageons, quand nous serons suffisamment nombreux, d’inclure les médecins non spécialistes en santé au travail.

–          Cette approche n’a pas été la même dans tous les pays, comme le Cameroun qui a intégrer les médecins non spécialistes, influant ainsi sur  la dénomination de leur association. Avec des bonnes choses et de mauvaises choses en même temps, parce qu’il il faut savoir que c’est un métier qui rémunèrent, donc vous comprenez qu’a un certain moment  quand certains spécialistes arrivent pour être dans les entreprises nous avons de temps en temps  des petits problèmes ave nos collègues. Mais je pense que dans l’avenir, et je crois que de plus en plus aujourd’hui les entreprises ont compris l’utilité de la présence d’un médecin spécialiste, parce que les activités sont beaucoup plus spécifique et répondent aux obligations légales, donc de plus en plus d’entreprises sont à la recherche de médecins spécialistes et je pense que tres vite nous serrons en déficit.

4 Quelles sont vos relations avec la CNSS, le patronat et l’IGHMT ?

 

–          Vous savez la CNSS, c’est un organisme de sécurité sociale qui gère parmi les autres prestations, la prestation liée aux risques professionnels. Et quand on parle de sécurité et santé au travail, on parle des accidents de travail et des maladies professionnelles et donc des risques professionnels.

La CNSS c’est elle qui prend en charge les accidents du travail, donc ca veut dire que quand il ya un accident du travail ou une maladie professionnelle, c’est-à-dire que l’activité de prévention n’a pas été faite correctement.

Donc la CNSS et nous, la CNSS a intérêt à promouvoir la prévention des risques professionnels donc la sécurité et la santé au travail et nous les médecins du travail nous les acteurs de la prévention des risques professionnels et donc de la sécurité santé au travail

Nous avons des relations de partenaires, parce que la cnss nous appui dans toutes les activités de promotion que nous menons, et également  nous les appuyons quand ils font des activités de promotions pour diminuer leurs couts.

Donc nous avons des relations qui sont tout à fait normales.

–          Concernant l’inspection d’hygiène et de la médecine du travail, vous aurez surement l’occasion de rencontrer monsieur l’inspecteur de l’IGHMT c’est l’entité au niveau du ministère du travail qui est en charge, pour mettre en place les textes et lois en matière de sécurité et santé au travail. C’est eux qui élaborent les textes en matière de sécurité et santé au travail. Nous nous apportons le support technique, et d’ailleurs nous avons participé à l’élaboration d’un certain nombre de textes  qui on fait évoluer le panel des textes en matière de sécurité et santé au travail ; je citerai par exemple : « le décret sur les mesures générales d’hygiène  et de sécurité sur les lieux de travail », un arrêté auquel les médecins du travail ont participés. Nous avons élaborés des textes sur le fonctionnement des comités  de sécurité et santé au travail, c’est un texte  auquel nous avons participés pour l’élaboration. Donc ce sont des relations cordiales

–          Par contre si on doit parler du patronat, sincèrement nous avons, pour le moment très peu de contact direct. Effectivement,  nous nous rencontrons  lors des manifestations, qui sont organisées par la caisse nationale de sécurité sociale, ou automatiquement ils appellent le patronat et, au niveau du patronat ils ont une cellule  sécurité santé au travail. Mais pour dire vrai aujourd’hui, nous n’avons pas de contacte directe, mais nous sollicitons justement un contact directe, parce que le patronat ce sont les employeurs, et donc il ya un échange qui doit être fait dans ce domaine.

–          Alors,  dans votre question vous avez oublié les partenaires sociaux ; les syndicats. Effectivement nous travaillons énormément  avec les syndicats et nous travaillons notamment avec la CGSL et nous avons une cellule au niveau de la CGSL qui s’occupe spécifiquement  des aspects sécurité santé au travail, alors eux,  nous avons des relations cordiales,  et ils nous invitent dans le cadre de la formation ouvrière à faire la promotion de la sécurité santé au travail.

5 Quelles sont vos relations avec les autres sociétés savantes de santé au travail africaines ?

 

–          Nous avons la société camerounaise de sécurité santé au travail avec laquelle nous avons de tres bonnes relations, d’ailleurs le président de la société camerounaise de sécurité et santé au travail c’est le Dr. Djéboué, qui est un de mes ainés qui a été formé également en santé et travail à Cotonou par le professeur Fayomi ; nous avons de superbes relations, d’ailleurs j’ai eu une conversation ya pas longtemps avec lui , parce qu’il nous pousse a faire notre premier congrès, parce que eux, ils ont déjà réalisés le premier congrès et cette année ils vont réalisés leur deuxième congres en sécurité santé au travail donc, ils nous stimule, mais il faut dire que les réalités ne sont pas les mêmes et les hommes ne sont pas les mêmes ; c’est pas évident. Nous avons également de tres bonnes relations avec  la société ivoirienne de la santé au travail, qui est dirigé par le professeur Boni. Le professeur Boni c’est mon maitre, il m’a enseigné lors de ma spécialité à Cotonou,  d’ailleurs ils ont organisés leur premier congrès l’année dernière, nous avons participés, donc ce sont les deux principales sociétés avec lesquelles nous avons une coopération directe
les autres euh… je sais qu’il ya une société savante de sécurité santé au travail au Benin mais je n’ai pas encore rencontré le président, il ya également une société savante au Sénégal, nous avons des relations mais c’est jamais  dans un cadre d’échange entres les sociétés savantes.
6 A quand le premier congrès de la SGST ?

 

–          Alors pour vous dire vrai, dans notre plan d’action, quand nous avons élaboré notre plan d’action pour le mandat de 2 ans il était prévu effectivement que nous organisions  le premier congrès de la société gabonaise de santé au travail. Le gros souci que nous avons aujourd’hui, c’est le problème des articles de recherche. C’est-à-dire que nous considérons que si nous devons organiser un congrès en sécurité et santé au travail au Gabon, organisé par la société gabonaise de sécurité santé au travail, qui est une société savante; nous devons avoir le maximum d’articles parlant des problématiques de la sécurité santé au travail, présentés par des médecins adhérents à notre société. La réalité est différente, donc nous sommes bloqués par rapport a cela, sinon on l’aurait fait depuis. Nous ne pouvons pas organiser un tel événement chez nous et appeler des collègues d’autres pays qui vont eux parler, ce n’est pas décent, donc c’est vraiment a mon avis le premier obstacle, les autres obstacles comme les problèmes de sponsoring, je ne pense pas que si nous décidons à organiser  quelque chose comme ca il aurait des problèmes ce n’est pas possible. Nous avions déjà rencontré le directeur général de la CNSS le docteur LASSENGUE qui avait déjà donné son accord pour nous accompagner, donc  je suis sur que les entreprises dans tous les secteurs sont prêt à nous accompagner mais, nous devons aussi fournir la matière. Donc à quand le premier congrès je ne saurais répondre, peut etre que nous allons faire quelque chose à minima cette année, vraiment à minima, mais comme je vous l’ai dit il faut des articles.
7 Votre avis sur la création de AST et quelles sont vos attentes ? –          D’abord je voudrai vous féliciter, c’est une initiative louable, maintenant comme je vous l’ai dit en off il va falloir attraper tous les acteurs pour pouvoir suivre tout cela.

–          Mes attentes : ne vous découragez pas, parce que ce ne sera pas du tout évident, parce que les hommes sont compliqués, il ya de la matière dans tous les domaines, les hommes sont là les articles a faire sont là, maintenant ce qui reste à faire c’est de formaliser tout cela, et c’est souvent ce qui nous bloque, parce que au Gabon les gens ils ont tendances a faire 10 000 choses en même temps et des fois ils ne s’occupent pas des choses essentielles, parce que ca c’est quand des choses essentielles dans la vie donc, je vous souhaite bon vent.

–          Moi en tant que président de l’association des médecins du travail, je suis prêt à vous emmener ma compétence et la compétence de tous mes membres et  tout faire pour que ce magazine et ce site vive le plus longtemps possible. Voila.

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